Chez Boris Vian Paris May 2012

Bienvenue sur mon site web. Ces photos sont tirées d'une récente visite

Chez Boris Vian (Cité Véron), avec mon marionnette à l'image de Boris. Merci à Nicole Bertolt!

 

Nicole Bertolt with Harry Mayronne *

In front of Serge Gainsbourg’s home

Boris Vian’s motorbike.

Harry with Chris Wecklein.

A tour of the Boris Vian apartment with Nicole Bertolt.

Many people have asked why I  created the marionette figure of Boris Vian. I have also been asked, “Who is, or was,  Boris Vian?”  So here’s the story...


Back in 2001, I was given, for a birthday gift, a copy of a book called “How Proust Can Change Your Life”, written by Alain de Botton. It was given to me by my mother’s companion Dr. Richard Collin, known in New Orleans as the former “Underground Gourmet”, and, along with his late wife Rima, the author of the popular “New Orleans Cookbook”. He was also a retired professor of American History, having taught  for thirty years at the University of New Orleans.


It wasn’t until after his passing in 2010 that I decided to take the time to read the “Proust” book. In addition to introducing me to Proust, it also inspired me to want to study the French language. Which led me to a French radio station “Paris Chansons”, which features French popular recordings from the Twentieth Century. Among the many wonderful songs that I listened to was one that particularly got my attention--O”n n'est pas là pour se faire engueuler”.


I looked up the singer, Boris Vian, and at first thought that I had found the wrong person. I learned that his singing career was but a small part of his professional life. Primarily known now as a writer, he was also an engineer, a furniture maker, and, with his first wife Michelle, in post World War Two Paris, a prominent figure in the jazz world. He also played the trumpet, and enjoyed playing New Orleans jazz. His circle of friends included people such as Juliette Greco, Serge Gainsbourg, Duke Ellington, Miles Davis, and Jean-Paul Sartre.


But what really got to me was one of his songs, “Le Deserteur”. An anti-war song written in 1954, it is one of the most-recorded songs. In the United States, it has been done by Peter, Paul, and Mary, as well as Joan Baez.


I thought , because Boris Vian had helped introduce New Orleans music to Paris, it would be appropriate to introduce New Orleans to Boris Vian.


Earlier this year (2012), I was invited by a friend, Pandora Gastelum to perform in the first New Orleans Giant Puppet Festival. (Pandora and I had met during a local production of “The Threepenny Opera”, for which I served as Musical Director, and Pandora played the role of Polly Peachum.)


It was then that I decided to create Boris in marionette form. This proved to be quite an emotional experience. As I listened to his recordings and studied the available existing photographs, I began the sculpting process. I searched the internet and, in an interview with his son Patrick, I learned that Boris’s eyes were blue.


As I prepared for the upcoming Giant Puppet Festival performances, I decided to have the “Boris” marionette sing “Le Deserteur”. I arranged the music and recorded the track with my friends Matt Rhody (violin) and Tim Paco (upright bass and tuba). I played the accordion parts on a keyboard. And then of course, studied the lyrics every night, for several weeks.


For the Puppet Festival, I had four marionettes: Miss Viola (an original character), Edith Piaf, Nina Hagen, and Boris Vian. During the performance I explained Boris VIan’s connection with New Orleans music.Afterward, there was a lot of curiosity about him.


In anticipation of an upcoming trip to Paris, I wrote a letter, translated into French, and sent it to Nicole Bertolt, who is the contact at Cité Véron, which was home for Boris Vian and his second wife, Ursula Kübler, during the 1950s. I told the story about the Boris Vian marionette and the audience response in New Orleans. I was invited to visit the Boris VIan apartment. Accompanied by friend Chris Wecklein (and the Boris marionette), I went there in May 0f 2012. We were greeted by Nicole Bertolt. Fortunately, I had translated everything that I might want to say into French, and learned it. During the visit I had my first conversation in French. I will never forget Ms. Bertolt’s reaction to seeing the marionette for the first time. We were out on the third floor terrace, which overlooks the back of the Moulin Rouge. From that moment on, the visit turned into one of the most fun times I have ever had. We were shown around the apartment, which was kept up by Boris Vian’s second wife Ursula Kübler, who started the Boris Vian foundation a few years after Boris’s death in 1959 (Ursula passed away in 2010).


Before the visit ended, I presented Ms. Bertolt with a copy of Mr. Collin’s “New Orleans Cookbook”. I received a book called “Jazz in Paris”, which is a collection of French transcriptions of Boris’s 1947 radio broadcasts of New Orleans Jazz, the broadcasts having  been originally done in English, by Boris Vian.


The photos accompanying this article are from the visit. And that is the story of the creation of the Boris Vian marionette.


Chair built by Boris Vian *

With Boris Vian guitar, on which he composed the anti-war song “Le Deserteur”. *

Why I created the Boris Vian marionette

-Harry Mayronne © 2012




Pourquoi j'ai créé une marionnette de Boris Vian

-Harry Mayronne,   © 2012


Beaucoup de gens ont demandé pourquoi j'ai créé une marionnette de Boris Vian. On m'a aussi demandé, "Qui est, ou qui était Boris Vian?" Alors, voici l'histoire ...


En 2001, on m'a donné, pour un cadeau d'anniversaire, un exemplaire d'un livre intitulé "Comment Proust peut changer votre vie» (Alain de Botton). Il m'a été donné par le compagnon de ma mère, le Dr Richard Collin, connu à la Nouvelle-Orléans comme l'ancien  «Gourmet Underground", et, avec sa défunte épouse Rima, l'auteur du populaire "New Orleans Cookbook". Il était également professeur retraité de l'Histoire Américaine, ayant enseigné pendant trente ans à l'Université de la Nouvelle-Orléans.


Ce ne fut qu'après sa mort en 2010 que je décidai de prendre le temps de lire le "Proust". En plus de me faire connaître Proust, il m'a aussi donné l’envie d’ étudier la langue française. Ce qui m’a amené à la station  “Paris Chansons ", qui diffuse des enregistrements de musique populaire du XXe siècle. Parmi les nombreuses chansons merveilleuses que j'ai écoutées, une a particulièrement attiré mon attention -  "On n´est pas là pour se faire engueuler".


J'ai fait quelques recherches sur le chanteur, Boris Vian, et d'abord pensé que je n'avais pas trouvé la bonne personne. J'ai appris que sa carrière de chanteur était seulement une petite partie de sa vie professionnelle. Principalement connu aujourd'hui comme écrivain, il était également ingénieur,  fabricant de meubles, et, avec sa première épouse Michelle, pendant la deuxième guerre mondiale à Paris, une figure de proue dans le monde du jazz. Il jouait aussi de la trompette, et aimait jouer du jazz New Orleans. Son cercle d'amis comprenait des gens comme Juliette Gréco, Serge Gainsbourg, Duke Ellington, Miles Davis, et Jean-Paul Sartre.


Mais ce qui m’a vraiment touché, ce fut "Le Déserteur", une chanson contre la guerre, écrite en 1954. C’est l'une des chansons les plus enregistrées dans le monde. Aux États-Unis, la chanson a été enregistrée par Peter, Paul and Mary et Joan Baez


Je pensais que puisque Boris Vian avait contribué à introduire la musique New Orleans à Paris, il serait opportun d'introduire Boris Vian à la Nouvelle Orleans .



At Café Laurent (former location of “Le Tabou”).

With a great jazz pianist, Christian Brenner. * 

Photos: Chris Wecklein *

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Photo by Chris Wecklein *

Upcoming film from Vian novel.

Video Links

iAu début cette année (2012), j'ai été invité par une amie , Pandora Gastelum à participer au premier Festival de Marionnettes Géantes de la Nouvelle Orleans. ( Pandora et moi nous étions rencontrés lors d'une production locale de " L'Opéra de quat'sous " , pour laquelle j’étais directeur musical et Pandora jouait le rôle de Polly Peachum . )


C'est alors que j'ai décidé de créer Boris sous forme de marionnette. Cela s'est avéré être une expérience assez émouvante . En écoutant ses enregistrements et en étudiant les photographies existantes disponibles, j'ai commencé le processus de sculpture . J'ai cherché sur internet et , dans une interview avec son fils Patrick , j'ai appris que les yeux de Boris étaient bleus .


Alors que je me préparais pour les  prochaines représentations du Festival de Giant Puppet, j'ai décidé que la marionnette de ‘’Boris ‘’ chanterait " Le Déserteur ". J’ai fait un arrangement de  la musique et enregistré la bande son avec mes amis Matt Rhody (violon) et Tim Paco ( contrebasse et tuba) . J'ai joué les parties d’accordéon sur un clavier. Et puis bien sûr, j’ai  étudié les paroles chaque nuit, pendant plusieurs semaines.


Pour le Festival de la Marionnette, j’avais quatre marionnettes : Mlle Viola ( un personnage original ) , Edith Piaf, Nina Hagen, et Boris Vian . Pendant le spectacle, j'ai expliqué le rapport de Boris Vian avec la musique de la Nouvelle-Orléans. Après ça, il y eut beaucoup de curiosité à son sujet. En prévision d' un prochain voyage à Paris, j'ai écrit une lettre , traduite en français , et l'ai envoyée à Nicole Bertolt , qui est le contact à la Cité Véron , qui était la maison de Boris Vian et sa seconde épouse , Ursula Kübler , dans les années 1950 . J'ai raconté l'histoire de la marionnette Boris Vian et la réaction du public à la Nouvelle Orléans. J'ai été invité à visiter l'appartement  de Boris Vian . Accompagné par mon ami Chris Wecklein (et la marionnette Boris), j’y suis allé  en mai 2012. Nous avons été accueillis par Nicole Bertolt. Heureusement, j'avais traduit tout ce que je pourrais vouloir dire en français, et l’avais appris. Au cours de la visite,j'ai eu ma première conversation en français. Je n'oublierai jamais la réaction de Mme Bertolt de voir la marionnette pour la première fois. Nous étions sur la terrasse du troisième étage  qui donne sur l'arrière du Moulin Rouge. A partir de ce moment-là, la visite s'est transformée en l'un des plus grands moments de plaisir que j'ai jamais eu. Nous avons visité l'appartement , conservé par la seconde épouse Ursula Kübler de Boris Vian, qui a créé la fondation Boris Vian quelques années après la mort de Boris en 1959 ( Ursula est décédé en 2010).


A la fin de la visite , j'ai donné à Mme Bertolt un exemplaire de " Cookbook Nouvelle-Orléans " de M. Collin . J'ai reçu un livre intitulé " Jazz in Paris " , qui est un recueil des transcriptions françaises des enregistrements  radio de 1947 de  jazz New Orleans par Boris , les émissions ayant été initialement faites en anglais, par Boris Vian .


Les photos qui accompagnent cet article sont tirées de la visite. Et c'est l'histoire de la création de la marionnette Boris Vian.